Nous utilisons les cookies pour vous offrir une meilleure expérience utilisateur. Pour se conformer à la nouvelle directive concernant la vie privée, nous devons vous demander votre consentement pour sauvegarder des cookies sur votre ordinateur. En savoir plus.
La Veillée Bohémienne
Le jour bascule. À l'orée du village, là où la garrigue se laisse caresser une dernière fois par le soleil, trois roulottes peintes ont posé leurs roues sur la terre battue. La cheminée fume déjà au-dessus de la jaune ; l'escalier de la marron est sorti, on entre, on sort, on vit dedans. Au centre, le feu de camp s'est allumé — les pierres encerclent les bûches, la marmite de cuivre attend son tour. Une jeune mère agenouillée tient sa poule contre la poitrine, prête pour le repas du soir. Plus loin, la danseuse a déjà commencé : le tambourin lève, la guitare répond, la robe rouge tourne sur les pois roses. Au pied de la roulotte bleue, la grand-mère coiffe doucement l'enfant. À l'autre bout, sous l'auvent de la marron, la voyante a sorti sa boule. La veillée bohémienne s'installe — pour cette nuit, le campement est chez lui.